
- Edition: L'Escampette édition
- Format : 72 p., 14 x 21 cm
- ISBN: 9 782356 081278
- Date de publication : mars 2026
L’amour dans ce recueil est élévation de l’âme. Tout au long du récit que constitue Corps subtil, le corps de l’amour physique et le corps du poème tressent leur trame pour forger une entité nouvelle : une sorte de « métaphysique charnelle » qui tente de circonscrire l’indicible réalité de l’expérience érotique, capable, comme la poésie, d’entraîner le vertige des âmes.
« Ce n’est pas que la chair soit abolie, elle est transfigurée. Ce n’est pas que la femme se referme : parce qu’elle consent à l’ignorance, elle s’ouvre, à l’infini », écrit – comme en écho – Claude Louis-Combet dans la préface.
Expression de notre soif insatiable de l’unité première, l’amour apparaît dans Corps subtil comme la seule aventure qui vaut : la plus absolue, la plus radicale aussi.
EXTRAITS :
Crois-tu au corps d’amour qui demeure par-delà l’amour, et va dans la blancheur, transfiguré, intact telle pierre d’hiver ? Tombe le mot, neige la mort, ta chute ce n’est pas la terre qui la recueille mais le ciel, et sa lueur te guide – salve, vision, présence – t’enracine dans l’incréé, te fond jusqu’à fondre toute figure aimée. Crois-tu au corps d’amour, l’union par la séparation, menue énigme… (…)
Qui rend son corps gagne son âme. Dans l’extase, dans la paix – double abîme – les limites se démultiplient. (…)
L’épiphanie reste un pas, qui s’arrache. De l’avance au retrait, de la quête au bonheur, du drame au mystère, parvient-on un jour en avant de soi ?



